Tsukiji: le plus grand marché au poisson au monde. Une ville dans la ville dédiée aux trésors des mers: dans un dédale de ruelles s'entassent d'innombrables caisses pleines de centaines d'espèces de poissons et crustacés différents, pour le plaisir des gourmets. Un lieu de discorde sur la scène internationale également, car ce marché concentre une grande part des ventes de thons rouges, espèce menacée d'extinction, et est le théâtre d'une vente aux enchères quotidienne où les plus belles pièces se négocient plusieurs milliers d'euros. On y trouve également de la baleine, et vous verrez en fin de note que je n'ai pu résister à la dégustation de cette viande controversée autant que mythique...
Profiter de Tsukiji impose d'être matinal: je m'y suis rendu avant 6 heures afin de profiter au maximum de l'effervescence des lieux. Dans le brouhaha des petites voitures porteuses de poissons qui foncent à travers les allées, on vit un instant très spécial et on se demande un peu ce qu'on fait là. On essaie de se faire tout petit pour assister au spectacle sans déranger, ni se faire renverser par les véhicules qui circulent vivement dans les allées (on parle de centaines d'accidents chaque année dans le marché).
Quelques photos de ce lieu magique et incontournable à Tokyo:
Sur la route de Tsukiji, le joli ciel bleu au lever du soleil
Une autre allée pleine de caisses de poissons
La salle dédiée au commerce des thons frais
La découpe des thons surgelés à la scie électrique, un travail où l'absence de vigilance se paie cash...
La découpe traditionnelle du thon rouge: le soin apporté par le poissonnier témoigne d'un grand respect pour le poisson
Des anguilles, unagi en japonais, qui finiront certainement en chirashi
Toujours dans la couleur, de magnifiques crevettes rayées
Sans doute le roi des coquillages, de beau calibre: l'ormeau
Encore plus surprenant, ces moules géantes: je me demande bien comment elles se cuisinent?
Tentacules rouge vif, pour sashimis colorés ou goûteuses grillades au feu de bois
Le fameux fugu, poisson mortel s'il n'est pas préparé par un maître en la matière
Niché au milieu du marché, un étal qui annonce la couleur...En dépit du politiquement correct, j'ai toujours voulu goûter la viande de baleine tant cet animal a alimenté une littérature abondante et passionnante. J'ai donc sauté sur l'occasion!
La viande de baleine sur l'étal, assez semblable d'aspect à un filet de boeuf. Je m'en suis procuré environ 200 grammes.
De retour chez mes amis, découpe d'une partie de la pièce de viande de baleines en sashimi (pour ceux qui se poseraient la question, il s'agit bien de la photo qui figure sur le blog). L'expérience ne s'est pas révélée extraordinaire, la viande de baleine crue ressemblant assez à du boeuf.
Cuite en steaks saignants et accompagnée de shiitake, la viande de baleine s'est révélée délicieuse en revanche. Un surprenant goût assez prononcé de gibier fin, entre le lièvre et le chevreuil. Une expérience à tenter, malgré les multiples controverses autour de cette viande (extinction de l'espèce, partiellement vraie car certaines espèces sont très prolifiques...; haute concentration en toxine dans cette viande très grasse, ce qui est sans doute plus recevable mais n'empêche pas d'y goûter...)
Dans le prochain épisode, je vous proposerai un aperçu de quelques bars tokyoïtes...

Romain,
Tu vas essayer le sushi shop étoilé au guide michelin qui se trouve, je crois, dans une station de métro ?
Rédigé par : Lipton | vendredi 04 mars 2011 à 00:08
Je ne l'ai pas testé cette fois-ci mais je le tenterais bien lors d'un prochain voyage au Japon...Cette ville est incroyable par bien des aspects et le nombre de restaurants de qualité est particulièrement impressionnant!
Rédigé par : Romain | dimanche 06 mars 2011 à 21:38