Boulot, maladie de fin d'hiver d'où perte temporaire de goût et d'odorat...Peu de recettes et de visites au restau depuis quelques jours, d'où un blog en hibernation...Je vous propose pour sortir de cette torpeur un peu d'exotisme avec plusieurs épisodes sur un voyage à Tokyo chez des amis en 2009, au cours duquel j'ai exploré une cuisine japonaise fantastique, variée, passionnante, bien loin des souvent douteux sushis et makis que l'on trouve à tous les coins de rue dans nos villes.
Commençons par quelques spécialités japonaises dégustées ici et là dans le coeur de Tokyo. Commençons avec quelques photos pour donner un premier aperçu des délices que peut proposer la métropole japonaise. Avec bien sûr les bonnes adresses et quartiers que je peux partager et vous recommande chaudement si vous allez faire un saut sur place, par exemple pour aller admirer les sakura (cerisiers en fleurs) au printemps!
J'attaque tout de go par la vitrine d'un restaurant spécialiste d'une de mes spécialités préférées: le tonkatsu, qui n'est autre qu'une délicieuse tranche de porc panée.
Un autre tonkatsu réconfortant, dégusté à Kamakura, cité en bord de mer, aux inombrables temples et célèbre pour son grand buddha "Daïbatsu".
Un hors d'oeuvre traditionnel: du radis japonais "Daïkon" rapé, surmonté d'alevins de poissons séchés. Un petit côté salé et sec sur le daïkon assez aqueux, pas forcément délicieux pour mon palais mais typique! Vous en aurez certainement, par exemple comme moi au détour d'une échoppe de yakitoris, ces brochettes grillées au feu de bois, avec quelques propositions curieuses (les amateurs d'abats seront servis voire déroutés...)
La photo d'en-tête de ce blog, shoootée dans un "kaiten sushi" du quartier de Roppongi Hills, c'est à dire un restaurant avec plateau tournant qui fait défiler les assiettes devant vous. Il s'agit de sushis d'abalone (ormeaux en bon français), extra frais mais attendris au maillet juste avant de les faire entrer sur le "manège à saveurs". Très iodés, des flaveurs marines prononcées, pour amateurs comme moi de produits de la mer au tempérament affirmé!
La rolls du sushi! L'ultra prisé "O Toro", la partie la plus grasse du ventre du thon rouge, tout juste sorti de l'eau car dégusté aux alentours de 7h du matin au marché de Tsukiji, le plus grand marché aux poissons au monde (j'y consacrerai un épisode). Plusieurs petits comptoirs à sushi bordent l'immense marché, nous avons choisi "Daïwa" pour sa réputation confirmée par la longue file d'attente malgré l'heure matinale. Le maître sushi (présent depuis 50 ans derrière le comptoir!) nous a régalé avec les plus simples et les meilleures réalisations qu'il m'ait été donné de déguster. Outre le o toro splendide (et assez onéreux par conséquent, autour de 8-10€ la paire), nous avons adoré le poulpe et le maquereau. Wasabi parfaitement dosé, riz tiède et largement recouvert par le poisson, température de l'ensemble parfaite: du grand art en mode fulgurance car on n'y déjeune en 10 à 15 minutes, mais pour des souvenirs longue durée!
Changement de style culinaire avec un shabu shabu: une sorte de fondue japonaise, avec sa vasque séparée en deux permettant de tremper viandes et légumes dans deux bouillons différents. Il en existe de nombreux à Tokyo, souvent à volonté, permettant de faire une véritable "orgie" de viande bouillie, parfumée par les différents herbes, champignons et légumes qui viennent enrichir le bouillon. Très bon et convivial, à ne pas manquer.
Pour terminer ce premier tour d'horizon de quelques spécialités japonaises ecclectiques, un repas de tempura (beignets) pris sur le pouce dans le quartier d'Asakusa dont ils sont la spécialité.
A suivre, je vous présenterai trois restaurants à tendance gastronomique très différents mais particulièrement recommandables à Tokyo...

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